Pourquoi cette application existe
Cette page est écrite à la première personne, ce que le reste du site ne fait jamais. C’est délibéré : une règle n’a pas d’auteur, un motif si. Présenter un choix personnel comme une nécessité technique serait la seule malhonnêteté possible sur une page qui n’a rien d’autre à offrir que sa franchise.
Ce que je dois à Scalemates
Scalemates est le catalogue de référence de ce loisir, et je m’en sers. Il recense des décennies d’éditions, de rééditions et de variantes que personne ne retrouverait autrement. Ce travail-là ne se rattrape pas, et je n’essaie pas de le rattraper.
C’est pourquoi cette application accepte son export : un compte dépose le fichier, et sa collection entre sans rien ressaisir. Ce n’est pas une passerelle de courtoisie, c’est la reconnaissance que les données de quelqu’un vivent déjà quelque part.
Rien de ce qui suit n’est donc un reproche, et vous ne lirez ici aucune phrase sur ce qu’un autre site ne ferait pas. Une phrase pareille deviendrait fausse le jour où il change, personne ici ne s’en apercevrait, et elle mentirait sur le travail d’autrui. Ce qui suit dit ce que je voulais.
Je voulais pouvoir repartir avec mes données
Une collection se construit sur des années. Confier ce travail à un endroit dont on ne peut pas ressortir, c’est accepter que la décision de quelqu’un d’autre — une fermeture, un rachat, un changement de conditions — emporte des années de saisie.
Donc : votre collection s’exporte en JSON et en CSV depuis votre espace, à tout moment, sans rien demander à personne. Pas sur requête, pas dans un délai, pas contre quoi que ce soit.
Et cet export n’est pas intégral, ce qui est exactement le genre de phrase qui manque ailleurs. Il contient tout ce que vous avez saisi et la description de vos photos, mais pas les images elles-mêmes — elles se téléchargent depuis chaque maquette. C’est une limite connue, écrite dans le registre de dette de ce projet, et je préfère qu’elle vous soit dite ici plutôt que découverte le jour où vous partez. Annoncer « intégral » a déjà été une phrase fausse sur ce site ; elle a été corrigée, et c’est ce qui m’a appris à écrire celle-ci.
Je voulais que le raisonnement soit lisible, pas seulement le résultat
La plupart des applications se laissent juger sur ce qu’elles font. Presque aucune ne laisse voir pourquoi elle le fait, ni ce qu’elle a écarté en chemin. C’est pourtant la seule chose qui permette de prévoir si un endroit va vous ressembler dans deux ans.
Alors ce qui vient est publié — sans date et sans version, parce qu’une échéance annoncée serait fausse au premier imprévu et que personne ne pourrait le vérifier. On y lit aussi ce qui est seulement envisagé, avec le fait qu’une partie ne se fera pas : « on y réfléchit » se lit « ça va arriver » par qui l’espère.
Ce qui est refusé se lit ici même, chacun avec sa raison — la liste des refus n’a pas d’autre page que celle-ci, et une raison qu’on garderait pour soi reviendrait à demander qu’on me croie sur parole :
- Place de marché, échange ou vente entre comptes — c’est une autre application : paiement, litige, réputation, obligations qui vont avec. Rien ici n’y prépare, et je préfère le dire que le laisser glisser par petites touches.
- Messagerie, commentaires, fil de discussion — du contenu adressé à quelqu’un demande une modération de conversation, avec le signalement et le harcèlement derrière. Le catalogue se modère parce qu’il est factuel ; une conversation, elle, se juge.
- Estimation de cote, valeur de marché — je n’ai aucune source que je puisse tenir pour fiable, et un chiffre affiché se lit comme un prix même quand il est présenté comme une estimation.
- Collection visible par quelqu’un d’autre — une collection porte des prix, des emplacements et des photos d’intérieur. La partager demanderait une visibilité champ par champ, sur une douzaine de champs, et une erreur y publierait un domicile. Le catalogue couvre le besoin de chercher des boîtes sans ouvrir celui-là.
- Photos sur les fiches du catalogue — l’image publique ouvre d’un coup le téléversement par n’importe qui, la modération de ce qui arrive, et un quota à défendre. C’est différé plutôt que fermé, et ce qui le rouvrira est écrit.
- Vérifier techniquement qu’un compte est bien l’éditeur qu’il prétend — rien dans du code ne le prouve. Cette qualité s’attribue à la main, ou pas du tout ; prétendre la vérifier serait donner du crédit à un contrôle qui n’existe pas.
- Suivre ses peintures, ses outils, ses consommables — un domaine voisin, et distinct. Le mêler à la collection ferait deux applications dans une, dont aucune ne serait bonne.
- Lire un code-barres, scanner une boîte — cela suppose de s’adosser au catalogue de quelqu’un d’autre, dont je ne détiens pas les droits.
- Une application mobile installable — le site s’adapte à un téléphone. Une application native serait un second endroit à écrire et à tenir, pour le même contenu.
- Une sauvegarde gérée par l’application elle-même — vos données s’exportent (plus haut), et l’hébergeur en tient les siennes. Une sauvegarde maison mal éprouvée est pire qu’aucune : elle rassure sans protéger.
Aucun n’est un oubli, aucun n’est définitif — mais rouvrir demande d’écrire ce que ça change et ce que ça coûte, jamais un ajout discret. Ce que cette page ne publie pas, c’est la date de chacune de ces décisions : elle est tenue dans le dépôt, qui reste privé. Je l’ai annoncée ici pendant un temps, et c’était une phrase fausse de plus.
Le même principe tient les pages qui vous engagent : les conditions décrivent l’état du jour plutôt que des tournures prudentes, et les mentions tirent leurs durées du code lui-même, pour qu’elles ne puissent pas vieillir en silence.
Ce que ça ne prétend pas être
Ni une base de données exhaustive du loisir, ni un réseau, ni une vitrine. La page d’accueil dit ce que c’est ; le catalogue se consulte sans compte, et se juge sur pièces.